Preface (1)

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PREFACE (1)

          L’une des premières grammairse arabes dans une forme définitive et complète a été publiée au 13ème siècle,  sous  le  titre  de  al-Alfia (traité didactique de mille vers) par Ibn Malek (600-673 A.H. / 1203-1274 A.D.). Bien longtemps avant lui, pendant des siècles, des efforts étaient déployés pour le développement d’une grammaire arabe, d’abord dans la ville de Basra au sud de l’Irak. On se réfère à un homme d’état nommé Abdul-Aswad (décédé en 69 A.H. / 785 A.D.) comme étant le premier grammairien dont l’enseignement s’inspira du quatrième Calife, Ali Ibn Abi Taleb (décédé en 40 A.H. / 661 A.D.). (*)

          Depuis ces temps-là, la grammaire arabe n’a nullement changé. C’est au 16ème siècle, qu’une grammaire arabe a été publiée pour la première fois en Europe, en Espagnol. Mais en 1636, Thomas Erpenius a publié son œuvre définitive, Grammatica Arabica, en Latin à Leiden. Une certaine méthodologie qui convenait à l’esprit européen a été suivie, de même qu’une terminologie spécifique a été adoptée, qui devait être appliquée par chaque grammairien non arabophone. Plusieurs grammaires arabes ont été publiées, par la suite, dans différentes langues. Contrairement aux grammaires des autres langues qui ont continué d’évoluer, la grammaire arabe est restée inchangée.

          Il est vrai qu’il existe déjà un certain nombre de manuels de grammaire arabe. Il ne serait donc pas nécessaire d’en publier d’autres, étant donné qu’il n’y rien de nouveau à y ajouter.

          Pourquoi alors publier encore une autre grammaire arabe ?

          J’ai toujours été enseignant depuis mon enfance, quand j’ai commencé à enseigner le Coran à d’autres enfants, après l'avoir appris par coeur, moi-même. Plus tard, j’ai étudié la grammaire arabe,  principalement dans le traité al-Alfia. Aussitôt, j’ai commencé à l’enseigner  telle quelle, et exactement de la même manière archaïque que je l’ai apprise vers la fin des années 1950. Je suis parvenu à me faire plus ou moins comprendre, ou je pensais tout simplement que je me faisais comprendre.

          Mes cours consistaient en leçons privées ici et là. Mes élèves étaient pour la plupart des non arabophones, mais je ne me suis jamais donné la peine de suivre la méthodologie européenne d’enseignement de la grammaire arabe, ni d’utiliser la terminologie de celle-ci que  j’ignorais totalement, jusqu’à ce que j’ai commencé à enseigner l’Arabe d’une façon plus sérieuse et plus structurée aux Nations Unies à Genève, dans un cadre multiculturel complètement différent. Il était, par conséquent, indispensable et impératif pour moi d’apprendre une nouvelle méthode d’enseignement et la terminologie allant de paire avec cette méthode. Ainsi, je me suis procuré plusieurs grammaires arabes dans différentes langues pour l’apprentissage à la fois de la méthodologie et de la terminologie adaptées à l’esprit européen.
 

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